Recruter via la cooptation, c’est demander à ses employés de s’impliquer dans le recrutement de l’entreprise. Les collaborateurs vont ainsi consacrer du temps et de l’énergie à trouver les meilleurs profils, dignes de rejoindre les rangs de leur employeur. Il est donc légitime de récompenser leurs efforts.

Mais quelle forme peut prendre cette prime de cooptation ? Faut-il nécessairement donner de l’argent ? Et quand faut-il l’attribuer aux coopteurs ? Basile, le détective, a mené l’enquête…

Les différents types de prime de cooptation

La prime pécuniaire

C’est certainement le modèle le plus répandu et le plus simple. Dans ce cas, l’employé qui a aidé à recruter un candidat reçoit une somme d’argent en échange de sa contribution. Ce montant peut varier en fonction de nombreux facteurs (voir ci-dessous).

À noter également que le versement de la somme peut être soumis à conditions. Certaines entreprises choisissent par exemple de ne l’utiliser que pour payer des vacances à leurs équipes. Les salariés ne reçoivent alors l’argent qu’après avoir envoyé une facture relative à un voyage, à la façon d’une note de frais.

Les récompenses en points ou en bons d’achat

Pour les employeurs peu enclins à recourir aux primes pécuniaires, il existe d’autres solutions. La première consiste à attribuer des points pour chaque cooptation réussie. Ces derniers doivent ensuite pouvoir être échangés contre des récompenses (cadeaux, réductions…), en suivant une grille préalablement définie.

Dans le même ordre d’idées, les coopteurs peuvent recevoir des bons d’achat ou des cartes-cadeaux, à utiliser par exemple sur des sites e-commerce ou des boutiques physiques.

Les cadeaux

Dans d’autres cas, la récompense peut prendre la forme d’un cadeau physique. Qu’il s’agisse d’un produit fabriqué par l’entreprise, offert par un partenaire ou acheté à l’extérieur, il faut toutefois s’assurer d’en disposer suffisamment en stock, pour les remettre aux employés méritants. Cette solution implique donc de pouvoir entreposer les articles en question.

Attention néanmoins : offrir un cadeau n’implique pas nécessairement de rogner sur la prime de cooptation. Il faut toujours veiller à proposer une gratification à la hauteur de l’implication des collaborateurs, pour témoigner de la reconnaissance de leur employeur. Un porte-clés aux couleurs de la marque sera ainsi vraisemblablement insuffisant.

Les dons à une œuvre caritative

Par ailleurs, certaines sociétés font le choix de l’engagement sociétal. Ainsi, au lieu de rétribuer directement les coopteurs, elles leur proposent de faire don de la prime de cooptation à des associations humanitaires.

Si tous les collaborateurs ne sont pas aussi sensibles à cette initiative, elle peut recevoir l’adhésion prononcée d’une partie d’entre eux. Et pour l’entreprise, la méthode présente l’avantage d’être encouragée d’un point de vue fiscal. Par conséquent, la rétribution peut être ici plus importante, à coût équivalent aux solutions précédentes.

La récompense… sans récompense

Dernière possibilité : ne pas offrir de prime en échange d’une embauche par cooptation. Il s’agit incontestablement d’une stratégie risquée : les employés peuvent y voir un manque d’engagement de l’entreprise, ce qui peut les conduire à se désintéresser du programme de recrutement.

En réalité, cela ne peut fonctionner que dans certaines structures et sous des conditions particulières. L’employeur peut notamment décider de véritablement impliquer le coopteur dans le processus de recrutement. Ce dernier est alors davantage responsabilisé et son rôle reconnu dans la constitution de la meilleure équipe possible. L’idée est donc en quelque sorte de remplacer la dimension pécuniaire de la cooptation par une dimension stratégique au sein de l’entreprise.

Quel montant pour une récompense pécuniaire ?

Quelle que soit la méthode retenue, il est indispensable de fixer un barème de récompense. Par exemple, pour une prime de cooptation versée en argent, il faut se demander à combien elle va s’élever.

Il n’existe malheureusement pas de réponse universelle à cette question. La somme attribuée dépend d’un grand nombre de facteurs, dont le budget alloué, et peut varier de quelques dizaines d’euros à plusieurs milliers. De plus, de nombreuses entreprises décident d’accorder un montant différent en fonction du poste ciblé, du type de profil recruté (cadre ou non, CDI, stage…), de l’expérience du candidat, etc.

Cependant, il ne faut pas croire que la réussite du programme est uniquement liée au niveau de rétribution. Parfois, c’est même l’inverse qui peut se produire, comme le prouve une anecdote classique de l’univers du recrutement. En 2015, Google a décidé d’augmenter sensiblement le montant de sa prime de cooptation. En conséquence, le nombre de candidatures recommandées a alors grimpé en flèche. Mais pas le nombre de recrutements… En effet, les collaborateurs, appâtés par la nouvelle somme offerte, avaient tendance à proposer le plus de profils possible, même ceux qui n’étaient pas adaptés à leur entreprise. Morale de l’histoire : la gratification doit être motivante, mais pas la seule source de motivation des employés.

À quel moment verser la prime de cooptation ?

Enfin, il convient de déterminer quand attribuer la prime de cooptation. Car un processus de recrutement peut être long et son succès n’est bien sûr pas garanti. De multiples solutions sont envisageables :

  • 100 % de la récompense versée à la signature du contrat du candidat
  • 100 % à la fin de la période d’essai
  • 50 % à la signature et 50 % à l’issue de la période d’essai

Les combinaisons sont nombreuses et peuvent même débuter avant l’embauche. Ainsi, certaines sociétés choisissent d’accorder un nombre de points prédéfini à leurs collaborateurs en fonction de plusieurs événements :

  • Partage d’une offre d’emploi sur les réseaux sociaux
  • Candidature d’une des connaissances de l’employé
  • Premier entretien passé avec succès

Le cumul de ces points peut alors donner lieu à un système de récompenses à part entière. Il peut par exemple servir à débloquer des niveaux d’expérience (« coopteur débutant », « expert »…), associés à des cadeaux. Mais il peut aussi alimenter un classement des salariés dans le programme de cooptation, sur une durée limitée. Avec, encore une fois, une prime spéciale réservée aux meilleurs.

Néanmoins, au fil du temps, il peut être difficile d’assurer la gestion de l’ensemble des récompenses. Pourtant, cette tâche demeure cruciale pour démontrer l’engagement de la société et pour éviter que l’implication des équipes dans le recrutement ne s’estompe. Afin de faciliter ce travail, il peut être utile de recourir à une solution logicielle telle que Basile. L’outil vous permet alors de suivre simplement et rapidement les candidatures associées à chaque coopteur, et ainsi de déclencher la remise de la prime de cooptation au bon moment.